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Progresisté N.67
Qu’il est agréable, dans la mer de productions in- sipides ou sans relief qu’on livre chaque trimestre à notre appréciation de chroni- queurs, de pêcher la perle qui oc- cupera une place de choix parmi les joyaux de notre discothèque. Il n’y a pas photo, cette perle nous vient une fois de plus d’Italie, ce vivier que les vieux de la vieille de notre rédaction ont contribué à faire connaître et à placer au rang du meilleur du genre, vous savez, la douze cordes, le Mellotron, la lûte et la basse Rickenbaker.GRAN TURiSMO VELOCE, c’est d’abord le nom d’une mythique voiture italienne des années ’70, cette même époque qui a vu l’émer- gence du prog italien. L’origine et les références sont donc clairs. Originaire de Toscane, le groupe s’est formé en 2008 avec Claudio Filipeschi au chant et aux claviers, Flavio Timpanaro à la basse, Stefano Magini à la batterie, et Massimo Dolce à la guitare, à la programmation et (sic) aux idées dingues.
La musique ? Elle passe en boucle sur mon lecteur, surtout quand je me rends au boulot, alors je ne vois plus la grisaille et le trafic. Et comme le CD n’est pas trop long, je peux même me le repasser pour le trajet de retour !
D’habitude, une chronique aussi courte que celle-ci traduirait un CD qui ne vaut pas la peine mais, croyez-moi, c’est juste parce que vous détailler les morceaux mas- querait mon principal message : touchez-y ! Allez, juste pour vous faire plaisir, je vous mentionnerai mon préféré, le quatrième mor- ceau Quantocamia, un instrumen- tal où sont rassemblés tous les ingrédients, instruments et tech- niques de composition, qui font saliver les (probablement vieux) amateurs du genre.
Christian Barbier - www.progresiste.com











